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Avis d’expert - Gaël Teissier, vice-président d’une CUMA

Dans la catégorie Le coin des pro
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Le 05 mai 2022
Gaël Teissier, vice-président d’une CUMA. En savoir plus
Gaël Teissier, vice-président de CUMA

Gaël Teissier est éleveur de chèvres et producteurs de fromages. Il est aussi vice-président d’une CUMA, une forme de société que nous vous avions présentée ici. Découvrez le témoignage d’un professionnel du monde agricole qui les connaît de l’intérieur.

Gaël est sur Granvillage


Que valent les CUMA ? par Gaël Teissier, éleveur de chèvres

« Je m’appelle Gaël Teissier, j’ai 36 ans, j’ai repris l’exploitation familiale et suis agriculteur depuis maintenant 16 ans. J’élève des chèvres pour faire du fromage que je vends principalement sur les marchés de la région. Je cultive également de l’herbe et des céréales sur 40 hectares. Cela me permet de nourrir mes chèvres en autonomie.

Je suis aussi vice-président d’une CUMA, Coopérative d’Utilisation de Matériel Agricole. Mon grand-père était déjà administrateur d’une CUMA, mon oncle aussi et j’y ai adhéré à la reprise de l’exploitation.

Une CUMA, c’est un regroupement d’agriculteurs qui vont acheter leur matériel agricole en commun pour le valoriser et limiter les coûts.

Certaines CUMA, comme la nôtre, emploient des salariés. Cela permet de proposer des prestations complètes. Moi, je suis en vente directe. J’ai une petite exploitation et pas assez de surface pour amortir le matériel. Mon métier, c’est l’élevage, pas la culture. Grâce à la CUMA, des gens dont c’est le métier peuvent s’occuper du semis, de la récolte, du fourrage… Si je devais acheter le matériel et le faire moi-même, j’y perdrais du temps et de l’argent.

Évidemment, cela demande une certaine flexibilité. Nous sommes dépendants des disponibilités du personnel et du matériel. Au sein de notre CUMA, la priorité se fait selon l’ordre d’inscription.

Tous les agriculteurs peuvent adhérer à une CUMA. C’est même un conseil que je leur donne. Il suffit de prendre des parts sociales au sein de la coopérative. Le montant de la part sociale est proportionnel au chiffre d’affaires. C’est accessible, même pour quelqu’un qui se lance en agriculture. Il peut commencer avec une part minime puis la faire évoluer à l’issue de son premier bilan.

Certains peuvent choisir de devenir administrateurs pour prendre part aux décisions qui guideront la CUMA, comme l’achat de matériel ou l’embauche de personnel.

En plus des avantages financiers non négligeables, les CUMA reposent sur des valeurs qui me sont chères, comme l’entraide, la coopération et la solidarité. Elles s’inscrivent pleinement dans l’esprit de mutualisation. »

Vous souhaitez en savoir plus sur le quotidien de Gaël ? Découvrez son portrait réalisé lors de la première saison de Granvillage En Reportage !


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