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Granvillage à la rencontre de Gabin Traccard, producteur solidaire en triporteur

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Le 08 mai 2020
En triporteur solidaire avec Gabin Traccard En savoir plus
Gabin

Gabin Traccard a l’habitude de parcourir les foires et marchés en triporteur pour faire goûter ses délicieux pains d’épices et plein de bons produits artisanaux. Crise sanitaire oblige, les pédales sont à l’arrêt pour les gourmets. Mais le triporteur continue sa route pour livrer les soignants. Nous en avons profité pour poser quelques questions à l’as du pain d’épices !

Gabin, son triporteur et ses pains d’épices aux soignants

Bonjour Gabin, peux-tu te présenter et nous parler de ton activité ?

Il y a quatre ans, j’ai repris la société familiale. C’est une épicerie fine dédiée à la vente de produits locaux. Depuis que j’ai repris les rênes de l’entreprise, j’ai beaucoup misé sur ce côté local et me suis spécialisé dans le pain d’épices. C’est notre produit phare, nous le proposons tout au long de l’année. Nous en fabriquons depuis toujours et j’avais envie de préserver ça. D’autant que le monoproduit est à la mode.

Tous nos produits sont conçus à partir d’autres produits locaux. C’est important pour nous, pour proposer de bonnes choses. Je me fournis auprès de producteurs rencontrés sur les marchés, avec des gens qui commerçaient déjà avec mon père ou auprès de producteurs de Granvillage. Pour ces derniers, je sais qu’avec l’étiquette Granvillage, nous aurons des valeurs communes, notamment autour du local et des produits sains. 

Nous sommes présents sur Lyon et avons un triporteur aménagé pour les marchés et les livraisons. C’est une solution pratique, mobile et écologique !

Bonhommes pain d'épices

Nous avons eu vent d’une livraison bien particulière en cette période d’épidémie. Peux-tu nous en dire plus ?

J’avais déjà vu quelques belles initiatives passer sur les réseaux. Les quatre premières semaines, je me disais que tout ça allait vite se terminer et que le retour à la normale serait rapide. Puis il y a eu quatre semaines de confinement supplémentaires annoncées et là je me suis dit qu’il fallait faire quelque chose. J’ai fait un don aux soignants qui travaillent aux hospices civils de Lyon. J’ai envoyé un mail pour proposer mes produits, on m’a dirigé vers un hôpital lyonnais. J’ai pris mon triporteur et je suis allé livrer des petits pains d’épices façon muffin. Nous allons sûrement refaire une tournée avant la fin du confinement.

Je me suis également inscrit pour proposer mon aide aux Coursiers Solidaires, qui livrent en vélo denrées alimentaires ou médicaments aux personnes les plus fragiles.

pains d'épices pour les soignants

Ces derniers temps ont été marqués par l’épidémie covid-19 qui a eu un fort impact sur les petites entreprises. Comment as-tu vécu cette crise au niveau professionnel ?

Je n’ai pas de boutique, les marchés ont fermé et les foires et festivals auxquels nous devions participer ont été annulés.

Je sais que les marchés reprendront après le confinement, en revanche, pour les événements, rien n’est joué. C’est donc une période assez compliquée et l’activité est fortement ralentie.

Avant tout ça, nous étions à la recherche d’un local. Tout est en pause, mais ce serait la solution pour nous aider à maintenir l’activité. Nous pourrions alors proposer de la vente à emporter.

J’ai de la chance en un sens, car le printemps n’est pas la plus grosse période pour le pain d’épices. Mais si les directives sont maintenues jusqu’à l’hiver et que nous n’avons pas de boutique pour assurer un minimum de ventes, alors ce sera très compliqué d’envisager la suite. 


Après plus d’un mois de confinement, quel est ton ressenti face à tout ça ?

Au début, je me suis vraiment demandé comment j’allais faire. Puis nous avons reçu un coup de pouce de l’État, avec des aides très simples à mettre en place. Cela nous a permis de faire face.

Malgré ces aides précieuses, ayant une activité qui vise plutôt l’événementiel, pour l’instant, je ne suis pas des plus sereins. Mais je crois que c’est à nous de nous organiser. Je pense me rapprocher des marchés dès leur ouverture, histoire de sonder un peu et voir si les gens sont toujours intéressés par les produits locaux et artisanaux.


Avec tous ces tristes événements, comment fais-tu pour garder le moral ?

Dans la vie quotidienne, je suis un ours qui hiberne beaucoup. Alors le confinement ne me semble pas si problématique ! Je m’occupe de ma fille et je profite du temps passé en famille. Le moral est bon tant bien que mal. Les producteurs restent quand même bien occupés, alors ça laisse aussi une lueur d’espoir sur l’après. Peut-être que les gens repenseront leur manière de faire, de consommer et cela ne pourra être que bénéfique pour nous.

Gabin Traccard

Penses-tu que cette crise aura un impact sur notre façon de consommer ?

Je crois qu’il y a eu une belle prise de conscience de la part des consommateurs. Ils ont été nombreux à délaisser les queues monstrueuses devant les supermarchés pour se tourner vers les producteurs près de chez eux. Il y a eu beaucoup d’initiatives, parfois relayées sur les réseaux sociaux, et cela a pu contribuer à sensibiliser aux circuits courts des gens qui ne l’étaient pas. Les producteurs, quant à eux, se sont adaptés. Certains se sont mis à communiquer sur les réseaux sociaux, d’autres ont proposé de la vente à emporter et d’autres encore des livraisons. Ils ont su retomber sur leurs pattes pour s’organiser.


Gabin, un mot de la fin ?

Consommateurs, regardez ce qu’il y a à côté de chez vous ! On y découvre souvent de bons produits. Restons solidaires, prenons soins de nos proches, de nos voisins, de ceux qui nous entourent.


Retrouvez Gabin sur sa page Granvillage, sur son site et sur Facebook !

gabin triporteur

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© Photos transmises par Gabin Traccard

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