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Agriculture urbaine, du vert sur la ville

Dans la catégorie Consommer responsable
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Le 28 mai 2020
Quand le monde paysan va à la rencontre du monde citadin. En savoir plus
agriculture urbaine

Depuis quelques années, l’agriculture germe au sein-même des villes, sur les toits, dans les cours intérieures, les espaces interstitiels et part aussi à l’assaut des murs. Entre les briques et le béton, on cultive des fruits, des légumes, des céréales ou encore du miel, on élève moutons, chèvres et poissons. Et si l’agriculture urbaine était l’agriculture du futur ? Granvillage décrypte.

Agriculture urbaine, une aubaine pour le local ? 🌱

C’est d’abord dans les pays en développement qui ont connu une urbanisation soudaine que l’agriculture urbaine a fait son apparition. À l’heure où le local est au cœur de tous les enjeux environnementaux, des cultures prennent racine au sein-même des villes. Cette nouvelle agriculture est pratiquée par les collectivités, par des entreprises privées, des associations ou des particuliers, par loisir, dans un but commercial ou dans l’idée d’amener du lien social dans les villes.

Année après année, les cultures se sont diversifiées, l’élevage urbain est apparu et le panorama qu’offre l’agriculture urbaine est toujours plus fidèle à l’agriculture traditionnelle. Malgré les contraintes financières, logistiques et sociétales, le monde agricole s’est peu à peu fait une place au cœur des métropoles.

L’agriculture urbaine ne pourra jamais remplacer l’agriculture traditionnelle, mais elle n’est pas anecdotique pour autant.

La FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations (en français : l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture), définit l’agriculture urbaine comme une activité visant à cultiver et élever au cœur et à la périphérie des villes. L’ONU la recommande pour subvenir en partie aux besoins alimentaires des urbains. Deux chercheuses, Anne-Cécile Daniel et Christine Aubry se sont à leur tour penchées sur la question et, selon elles, l’agriculture urbaine pourrait permettre de nourrir 10% de la population d’une ville comme Paris.

mur végétal

En plus de développer la consommation ultra-locale, de jouer un rôle culturel et pédagogique et de participer à la végétalisation des espaces bétonnés, l’agriculture urbaine permet aussi et surtout la rencontre entre deux univers qu’on a l’habitude d’opposer : le monde paysan et le monde citadin.


Focus sur la BERGERIE URBAINE

Si vous vous promenez à Lyon et que vous croisez un troupeau de moutons, ne vous frottez pas les yeux, c’est bien réel !

La bergerie Urbaine, une association collaborative de bergers urbains, fait pâturer ses moutons au cœur de la ville, dans les parcs, friches et autres espaces naturels.

L’objectif de ces bergers peu communs est triple :

• Recréer du lien social et sensibiliser aux enjeux agricoles
• Se nourrir avec des animaux locaux nourris à l’herbe et sans produits chimiques
• Améliorer la biodiversité grâce aux animaux qui fertilisent les sols et contribuent à réduire l’utilisation des machines d’entretien.

Aujourd’hui, la Bergerie urbaine compte 60 moutons, 25 bénévoles et permet de procurer aux participants 10 kilos de viande par an en échange d’une poignée d’heures chaque mois.

La Bergerie Urbaine :
Tel : 06.83.56.02.73
@ : contact@labergerieurbaine.fr
53 Cours de la Liberté 69003 – LYON


Vrai / Faux sur l’agriculture urbaine :

En ville, on ne cultive que des légumes : FAUX
Si les cultures maraîchères sont pour l’instant majoritaires, de nouvelles pointent le bout de leur nez. Ainsi, depuis quelques années, les villes ont accueilli en leur sein des élevages bovins, caprins, ovins, ou avicoles. L’horticulture, l’apiculture et la sylviculture (exploitation des forêts) se sont imposées dans les cités. Plus rare et surprenante, l’aquaponie a elle aussi fait son apparition sur les toits des bâtiments.


L’agriculture urbaine peut se montrer sous des formes très variées : VRAI
Il y a les classiques potagers urbains, la culture en bacs et les toits végétalisés, mais l’agriculture redouble d’imagination pour être toujours plus présente. On la retrouve aussi dans des micro-fermes à l’intérieur de conteneurs ou encore en hydroponie, un type de culture hors-sol en circuit fermé qui repose sur un mélange d’eau et de nutriments et qui se présente souvent la forme de tour.


Les aliments cultivés en ville sont pollués et mauvais pour la santé : FAUX
Des études réalisées sur les toits d’AgroParisTech ont prouvé que les taux de contamination en métaux lourds mesurés sur les fruits et légumes poussant sur le toit de l’école étaient largement inférieurs aux limites fixées par l’Union Européenne. Et pour écarter toute suspicion, il suffit de laver et éplucher ses fruits et légumes avant de les consommer !


L’agriculture urbaine n’est pas rentable : FAUX 
Selon la FAO, un mètre carré de culture urbaine suffirait à produire 20 KG de nourriture par an. Au niveau mondial, l’agriculture urbaine représenterait plus de 70 millions d’hectares. On vous laisse faire le calcul, mais vous conviendrez qu’il y a de quoi remplir quelques assiettes !


Aujourd’hui, l’agriculture urbaine séduit tellement qu’elle s’invite même au sein des foyers. Des entreprises se sont lancées dans la production de potagers d’intérieur et des citadins qui n’ont pas la main verte peuvent cueillir dans leur salon des poivrons, de la ciboulette, du chou kale, des tournesols ou même des champignons.

Et vous, déjà convaincu(e) par l’agriculture urbaine ? Vous la pratiquez au sein de votre commune ? Vous souhaiteriez essayer ? Dites-nous tout en commentaire ou sur sur Facebook et Instagram.

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