Élevages, cultures... ce qu'il faut savoir pour lancer sa "conversion vers l'agriculture biologique"

Aujourd’hui, on veut tous manger consommer local et consommer mieux… et ça sous-entend souvent de privilégier des fruits, légumes et viandes certifiés "issu de l’agriculture biologique" dans nos assiettes. En 2016, selon les chiffres de l’Agence Bio, structure chargée d’organiser la filière agricole biologique en France, 7,3% des exploitations agricoles étaient certifiées BIO et 500000 hectares étaient en "conversion vers l’agriculture biologique"… Ainsi, sommes-nous à l’aube d’une nouvelle ère agricole ?

En "conversion vers l’agriculture biologique", qu’est-ce que ça signifie ? Le terme souligne l’intention d’un agriculteur d’être certifié BIO, et il définit la durée de la période de transition de l’exploitation agricole conventionnelle vers une ferme BIO. Soumise à d’autres règles beaucoup plus strictes, notamment quant à l’utilisation d’intrants chimiques et de produits phytosanitaires.

Et la période de conversion vers l’agriculture biologique n’est pas la même selon la nature de l’exploitation agricole, qu’elle concerne des cultures ou un élevage, par exemple.

 

 

Pour les cultures, la conversion peut durer jusqu’à trois ans

En réalité, la période de conversion s’étend sur deux ans "avant ensemencement" pour les cultures annuelles, qui imposent aux agriculteurs de repiquer-ressemer leurs cultures chaque année. Inutile de préciser que les plants ou les semis doivent eux-aussi être certifiés BIO. Et la période de conversion est fixée à trois ans pour les cultures pérennes, comme la vigne des exploitations viticoles ou les arbres fruitiers des arboriculteurs, par exemple.

Cette période de conversion peut, soit être raccourcie, soit être prolongée, en fonction de la nature des sols, de leur historique ou en fonction de la présence ou non de résidus. L’essentiel, c’est que le champ soit apte à la culture de produits BIO.

A partir de la deuxième année de conversion, les futurs agriculteurs BIO peuvent d’ailleurs valoriser leurs produits sous la mention "en conversion vers l’agriculture biologique", mais toujours pas se targuer du sacro-saint label.

 

 

Un délai plus court pour les élevages

La période de conversion vers l’agriculture bio est raccourcie pour les élevages. Par exemple, elle peut aller de six semaines, pour les poules pondeuses, à un an, pour les bovins. Cependant, il faut que les pâturages ou l’alimentation des animaux soient certifiés bio au préalable.

Et pour les opérateurs qui se contentent de transformer des produits, il leur suffit de passer l’audit de certification et la labellisation BIO peut intervenir sans délai. Oui, mais seulement si les conditions d’obtention de la certification sont remplies, comme celle qui impose au produit fini de comporter au moins 95% d’ingrédients BIO.

Vous voilà parés pour vous lancer dans le BIO… ou du moins pour en savoir plus sur ce qui se cache derrière la petite étiquette "AB" de vos produits BIO.

Source : Agence bio

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