Pour Adeline et Guillaume Péron, être agriculteur, c’est aussi être chef d’entreprise à 25 et 21 ans

Ils ont respectivement 25 et 21 ans, sont issus d’une famille d’agriculteurs depuis plusieurs générations et sont à la tête de leur propre exploitation spécialisée dans les cultures maraîchères et la vente directe de légumes de saison. Rencontre avec deux jeunes agriculteurs motivés, engagés dans les circuits courts et les modes de consommation durable.

Ils habitent à Charmont-en-Beauce, au cœur du terroir agricole du Loiret, et sont issus d’une famille d’agriculteurs depuis plusieurs générations, spécialisée dans les grandes cultures céréalières. Avec Les Jardins de Beauce, les jeunes Adeline et Guillaume Péron se sont lancés, eux, dans les cultures maraîchères, et cultivent sur une parcelle d’un hectare des légumes de saison en agriculture raisonnée.

Ce qui fait avancer les choses, c'est de communiquer sur notre métier, notre travail.

"C’était un challenge pour nous, mais pour toute la famille au final. Le maraîchage, c’est autre chose, une autre spécialité", commence Adeline Péron, titulaire d’un Bac agricole, un BTS dans le commerce et d’une licence en reprise d’entreprise. "Je voulais garder cette part de commerce, de contact et d’échange avec la clientèle, dans mon métier d’agricultrice. Ce qui est intéressant et qui fait avancer les choses dans l’agriculture, c’est de communiquer sur notre métier, notre travail, nos engagements", poursuit Adeline.

Par exemple, il ne se passe pas un marché sans qu’on lui pose la question : "Vous travaillez en BIO ?" Elle répond que non, en expliquant que l’agriculture raisonnée s’en rapproche et qu’elle utilise des produits phytosanitaires qu’en cas d’ultime recours pour faire face à une maladie ou un nuisible. "Et je n’ai jamais raté une vente en leur disant ça", continue la jeune chef d’entreprise agricole.

Pour elle et son frère Guillaume, les journées sont plus que bien remplies. Il faut tous les jours contrôler les cultures, ramasser des légumes, préparer ceux qui seront vendus sur le marché, mettre en place les "paniers fraîcheur" qui sont distribués chaque semaine, piquer les plants qu’on veut voir à maturité dans quelque mois… "Quand on travaille en vente directe, il faut une sacrée organisation. Chef d’exploitation, c’est comme chef d’entreprise, on ne se sort pas de salaire tous les mois, il faut être un bon gestionnaire", continue l’agricultrice de 25 ans.

Elle plébiscite la vente directe : "Les gens veulent consommer local et français"

Les deux frères et sœurs s’investissent à fond dans leur projet de vente directe de légumes de saison. Ils sont présents le samedi matin de 8h30 à 12h30 à la ferme, le dimanche matin (8h-13h) au marché traditionnel de Yerres (91) et le mardi de 16 à 20 heures à la gare de Sainte-Geneviève-des-Bois (91) pour vendre leurs "paniers fraîcheur". "La vente directe s’inscrit dans les tendances de consommation du moment, les gens veulent consommer sain et local, français… C’est aussi nous qui fixons les prix, les rentrées d’argent sont régulières. On ne dépend pas d’une coopérative comme lorsqu’on travaille en grandes cultures, avec des rémunérations différées", s’enthousiasme la jeune chef d’entreprise.

Les deux enfants Péron espèrent pouvoir faire croître les Jardins de Beauce, pour pouvoir proposer une plus grande diversité de légumes de saison à leur clientèle et participer au développement d’une agriculture de proximité, où la relation du producteur au consommateur est primordiale pour imaginer les trait de l’agriculture de demain.


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