Ils produisent de l’électricité en fabriquant du beaufort et de la tomme

On peut produire de l’énergie grâce au soleil, au vent, à l’eau… et grâce aux résidus de lait cru qui servent à fabriquer le beaufort et la tomme, en Savoie. Ce sont les sept coopératives de l’Union des producteurs de beaufort (UPB) et la société Valbio qui se sont lancé dans cette aventure innovante et durable à l’automne 2015.

En Savoie, la production de beaufort AOP et de tomme de Savoie IGP (par les coopératives laitières de Yenne et des Entremonts-en-Chartreuse pour cette dernière) demande chaque année près de 80 millions de litres de lait ! Un chiffre qui représente des volumes incroyables, quand on sait qu’à la fin de la fabrication de ces fromages, on peut encore transformer le lactosérum (85% de la quantité initiale de lait) en poudre de lactosérum, en "ricotte", en beurre, en cubes de beaufort...

 

 

De là, en 2015, Savoie Lactée, la société créée par l’Union des producteurs de beaufort et installée à Albertville pour collecter et transformer le lactosérum, s’est alliée avec la société d’ingénierie Valbio afin de traiter et valoriser les résidus lactés de son activité industrielle. En résumé, des coopératives laitières savoyardes produisent du beaufort et de la tomme, Savoie Lactée en collecte le lactosérum pour le transformer, puis Valbio entre en scène pour en traiter les résidus industriels en produisant de l’électricité.

La consommation annuelle en électricité d'une commune de 1500 habitants

Nous y sommes. Et comment fait-on pour transformer des résidus de lactosérum en énergie ? Valbio traite les résidus du lactosérum par méthanisation et par granulation aérobie : la méthanisation permet ainsi de produire du biogaz, qui alimente un générateur fabriquant de l’électricité sur le site de Savoie Lactée. Selon les chiffres communiqués par Valbio et Savoie Lactée, l’unité de méthanisation du site savoyard lui permet de tendre vers l’autonomie énergétique en produisant 3000000 de KWh par an, l’équivalent de la consommation annuelle d’une commune de 1500 habitants.

Voilà pour le côté électrique de la production du beaufort et de la tomme de Savoie. Mais le dispositif de traitement permet aussi d’atteindre un rendement épuratoire des résidus du lactosérum à hauteur 99%, ce qui autorise Savoie Lactée à rendre finalement l’eau obtenue au milieu naturel. Bref, qui aurait cru que manger du beaufort et de la tomme de Savoie est une activité gastronomique écoresponsable de pointe ?

Sources : savoie-lactee.com / valbio.com // Crédit photo  ©Pixabay

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