Le bon melon de Cavaillon

Il est présent sur vos tables estivales en version salée, sucrée et même en cocktail. Parce qu’on n’envisage pas l’été sans lui, vous l’aurez deviné, c’est du melon dont nous allons parler. C’est parti pour la terre du melon, Cavaillon, en plein cœur de la région Provence-Alpes-Côte-D’azur pour faire le plein de fraîcheur !

 

 

Le melon voyageur

 

Le melon de Cavaillon a traversé les millénaires et les frontières. On retrouve les premières traces de la cucurbitacée dans l’Égypte antique, cinq siècles avant notre ère. Le fameux fruit voyagera jusqu’en Grèce avant de connaître le succès en Italie.

Il pousse alors en Campanie, sous le règne de Pline l’Ancien avant d’être cultivé dans le petit village de Cantalupo, près de Rome, lieu de villégiature des papes. On raconte qu’il est arrivé dans la région de Cavaillon grâce à ces derniers qui l’auraient replanté près de leur palais. Dès lors, il est présent sur les plus nobles tables françaises. Apprécié pour son goût et sa rareté, il est considéré comme le diamant des desserts de l’époque. Un décret fut même édité en 1495 par Clément de la Rovère et Toussaint de Villeneuve, alors seigneurs de Cavaillon pour pallier les vols de fruits :

« tout habitant, à l'exception des infirmes et des femmes enceintes, trouvé dans le bien d'autrui à cueillir des melons paiera pour chaque fruit la somme de six deniers ».

Plus que les cuisiniers, le fruit inspira également des poètes qui composèrent des odes à son sujet. Saint-Amant fut de ceux-là (nous vous laissons juger) :

« ce morceau me chatouille l’âme Il rend une douce liqueur Qui va me confire le cœur ».

D’autres artistes, certainement plus mesurés, comme Voltaire ou la Marquise de Sévigné le mentionneront également dans leurs écrits.

melon

En 1864, la bibliothèque de Cavaillon demande à l’écrivain Alexandre Dumas de faire don de certaines de ses œuvres. Il accepta en échange d’une rente de douze melons par an, livrés chaque mois à son domicile parisien qu’il reçut jusqu’à sa mort en 1870. Cette anecdote donna naissance à la Confrérie des Chevaliers du Melon de Cavaillon.

L’arrivée des chemins de fer permettra au melon de traverser le territoire pour s’offrir à tous les gourmands de France.

En savoir plus sur le melon de cavaillon.

 

 

Prendre le melon

 

Glace, salade, sucré, salé, confiture, cocktail ou encore compote, le melon se décline à l’infini et fait l’unanimité côté papilles. Mais on a beau en consommer des tonnes et des tonnes chaque été, choisir le bon melon, c’est tout un art ! Pour vous aider à acheter le meilleur de l’étal, voici quelques pistes :

  • Plus un melon est mûr, plus son poids augmente. Un bon melon est donc un melon lourd
  • Son écorce doit être souple
  • Son parfum doit être puissant
  • Le pédoncule (la petite queue) se décolle lorsque le fruit est mûr

melon

Une fois acheté, il faut le conserver. Pour préserver son goût, le mieux est de le mettre au frais, à la cave ou dans un cellier. Si vous n’en avez pas, le bac à légumes de votre réfrigérateur peut tout à fait faire l’affaire. Vous pouvez le garder ainsi durant une petite semaine.

 

Parce qu’on sait que cet article vous a fait saliver, on vous partage notre recette préférée à base de melon :

 

Salade de melon et fraises arrosée de rosé

 

Vous aurez besoin de :

  • 1 melon
  • 150g de fraises
  • 15 cl de rosé
  • 2-3 feuilles de basilic

 

Comment faire ?

  • Lavez les fraises, équeutez-les, puis coupez-le
  • Coupez le melon en petits cubes
  • Placez les fruits dans un de grands verres
  • Arrosez-les de rosé
  • Déposez le basilic ciselé sur le dessus

 

 

Et vous comment consommez-vous le melon ? Plutôt sucrée ou salée ? Dites-nous tout et partagez vos plus belles photos !

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